Résumé :
L’ostéopathie crânienne, enseignée dans le cursus de formation des ostéopathes dans de nombreuses écoles, est une branche de l’ostéopathie très controversée aujourd’hui. De nombreux scientifiques, des médecins, des ostéopathes s’étonnent en effet du peu de fondements théoriques scientifiquement validés pouvant étayer les pratiques concernées. Les théories avancées par William Garner Sutherland restent encore à ce jour les seuls véritables arguments qui permettent aux défenseurs de l’ostéopathie crânienne d’expliquer leurs « méthodes »: les notions de Mécanismes Respiratoire Primaire (MRP) et de fluctuation du LCR sont toujours les références citées. Or, ces théories restent empiriques et ne peuvent servir de démonstrations rigoureuses.
Après avoir établi un bilan des théories de l’ostéopathie crânienne et analysé leur fondements rationnels actuels, comme la notion d’Impulsion Rythmique Crânienne (IRC), nous essayerons de trouver les méthodes scientifiques à partir de protocoles, pouvant être validées par des parutions officielles dans les principales revues de référence. Ces méthodes permettront d’analyser le concept crânien en ostéopathie afin de pouvoir enfin « débroussailler » son champ d’application.
Je vous invite à relire un ancien post sur le sujet : Aspects neurobiologiques de l’Impulsion Rythmique Crânienne.
Extrait du DVD « Promenade sous la peau » du Docteur J.C. Guimberteau.
Source : Enquête & Débat
Selon l’avocate Isabelle Robard, spécialiste du droit de la santé, le recours aux médecines non conventionnelles (MNC, dites douces, traditionnelles, complémentaires ou alternatives) sera facilité, « non pas pour satisfaire la liberté thérapeutique des patients, mais par nécessité économique ».
Elle est interviewée par Jean-Luc Martin-Lagardette pour le magazine Ouvertures.net, à l’occasion du congrès de l’Alliance pour la santé, le 16 octobre 2010 à Montreuil.
« Communiqué élaboré conjointement par les organisations professionnelles :
Les organisations professionnelles ROF, SFDO, et SNOF réunies le 4 novembre 2010 sont parvenues à un accord de principe qui permettra dans un avenir proche de :
• Constituer une commission de rédaction d’une déontologie transversale sous la maîtrise d’œuvre du ROF. Le cahier des charges, la méthode de rédaction et les conditions d’application du futur code seront décidés conjointement par les membres de ladite commission.
• Des actions juridiques et politiques visant à favoriser la publication de nouveaux décrets d’application de l’article 75 ont été définies, les conseils juridiques respectifs des organisations se réuniront pour élaborer la stratégie à déployer.
• Une conception commune de la profession d’ostéopathe et de son positionnement dans le paysage de la santé a émergé, des actions seront engagées (organisation de la profession).
• Le principe d’une campagne de communication politique commune est acté.
La participation d’organisations tierces aux travaux des futures commissions a été évoquée. Toute organisation susceptible de produire des éléments formels attestant de leur composition d’ostéopathes exerçant exclusivement l’ostéopathe (ADELI 00) est conviée à y participer.
Au regard de l’ordre du jour, tous les points évoqués ci-dessus n’ont pas pu être traités suffisamment en profondeur pour permettre à ce jour la validation du présent communiqué par l’ensemble des parties. Une nouvelle réunion qui se déroulera dans le mois de novembre permettra de finaliser les travaux en cours.
Fait à Paris, le 4 novembre 2010 en quatre 4 exemplaires originaux. »
Commentaire de Bruno Vinatier sur le site de Pascal Javerliat :
« Attention les garçons (et les filles ) à force de nous prendre pour des imbéciles (remarquez que je reste poli), et d’être incapable d’enterrer la hache de guerre de vos égos surdimensionnés et de vos querelles séculaires ; vous risquez de vous bruler les doigts tous autant que vous êtes.
Car non seulement vous hypothéquez l’avenir de la profession à chaque occasion de rassemblement pour l’intérêt général, mais vous commencez à faire prendre conscience à la base d’un abus de pouvoir caractérisé pour certains, voir d’une incompétence à mener cette profession à l’autonomie et à la maturité.
Nous n’oublions pas que seules nos cotisations sont votre faire valoir et que faute d’adhérents vous n’existez plus.
Attention que ne germe pas dans l’esprit des exclusifs l’idée d’une COORDINATION nous représentant véritablement (mince je l’ai dit !).
Si vous vous montrez incapables de nous fédérer nous allons finir par le faire tout seul loin de toutes structures existantes.
Un ostéopathe de base qui aimerait bien avoir à faire à des représentants responsables . »
Le 7 octobre 2010 :
Le 9 octobre 2010, Paris, le SFDO vote en faveur du projet d’union avec le ROF et le SNOF : ici.
Le 13 octobre 2010, Roselyne Bachelot affirme que « des dispenses de scolarité pourrait être envisagé » pour les professionnels de santé formé en ostéopathie : ici et ici.
Le 16 octobre 2010, Paris, Assemblée Générale du ROF : Montmartin sort, Villemain entre, projet d’union retiré pour « vice de forme ».
Le 19 octobre 2010, le ROF assure qu’il « poursuit les travaux de mutualisation des moyens d’action pour l’ostéopathie exclusive« .
Le 21 octobre 2010, édito du SNOF : « Philippe Sterlingot perd son sang froid !« . Youuuh !
Le 22 octobre 2010, Mérignac, le mot du président du ROF, Guy Villemain.
Le 24 octobre 2010, mise en place d’une pétition en ligne « Pour la création d’une plateforme d’union des ostéopathes français » : ici.
Que d’action
L’observatoire socio-économique de l’ostéopathie est un organisme de veille et de surveillance économique se donnant 3 objectifs :
- Disposer d’une meilleure connaissance de la profession d’ »ostéopathe ».
- Se doter d’une méthode et d’un langage d’information économique communs.
- Apprécier l’impact des changements socio-économiques sur l’activité d’ »ostéopathe ».
Étude sous format PDF ici.
Celon la Directive 2005/36/CE du Parlement Européen et du Conseil du 7 septembre 2005, transposée par l’ordonnance n° 2008-507 du 30 mai 2008 :
« on entend par : « profession réglementée » : une activité ou un ensemble d’activités professionnelles dont l’accès, l’exercice ou une des modalités d’exercice est subordonné directement ou indirectement, en vertu de dispositions législatives, réglementaires ou administratives, à la possession de qualifications professionnelles déterminées ; l’utilisation d’un titre professionnel limitée par des dispositions législatives, réglementaires ou administratives aux détenteurs d’une qualification professionnelle donnée constitue notamment une modalité d’exercice (…) »